Sur la place Saint-Georges, un dragon nommé plaisir

dragon toulouse

À Toulouse, il n’est pas rare d’entendre les tout-petits conter leurs aventures passées avec un énorme dragon. Un monstre dans la ville, une nouvelle légende urbaine ? Pas si sûr, la ville héberge déjà Astérion le Minotaure. Quoiqu’il en soit, pour en avoir le cœur net, notre journaliste Angélina Landes est partie en reportage à la recherche du reptile cracheur de feu.

Au commencement il y a bien une légende, celle d’un redoutable dragon qui terrorise les habitants de toute une région. D’un naturel gourmand, le monstre parvient à capturer la fille du roi pour la croquer à l’heure de l’apéritif. Mais, c’était sans compter la présence d’un courageux chevalier, Georges de Lydda. Juché sur son cheval blanc, il se lance dans la bataille et d’un coup de lance, embroche la bête. La princesse est sauvée, les habitants allument un barbecue et Georges continue sa route. Fin de l’histoire ?

Non, car du mythe à la réalité, il n’y a qu’un pas : un dragon serpente bien dans le centre-ville toulousain. Vêtu de bois et de métal, le monstre de dix-sept mètres de long a élu domicile au square Jean Calas. Loin de terroriser les Toulousains tranquillement installés sur les terrasses de la place, le reptile amuse les enfants du quartier. Les petits de tous âges escaladent le gros lézard par le côté, alors que les plus téméraires se risquent à entrer directement dans la gueule du monstre.

La place Saint-Georges : un trait d’union entre les petits et les grands

Par un jeu d’ombre et de lumière, cet animal protéiforme s’intègre harmonieusement au paysage urbain, se fondant dans le décor entre les grands arbres et les briques toulousaines. La structure stimule l’esprit des enfants, métamorphosant le lieu en paysage épique. Et en cas de bobo, une petite pharmacie de quartier se tient prête à sécher les larmes ou à soigner les valeureux combattants blessés dans la bataille.

Côté parents, l’évasion est aussi au rendez-vous. Une petite heure passée place Saint-Georges revêt des allures de parenthèse enchantée ; un graal en quelque sorte. Attablés en bordure de square, ils peuvent se détendre et profiter d’un moment de sérénité accompagné d’une pâtisserie ou d’un jus de fruit, tout en gardant un œil sur leurs enfants.

Le soir venu, la place s’illumine et convoque les plaisirs d’une douce soirée d’été entre amis : trinquer, picorer, parler de tout et de rien, se laisser glisser dans le doux bourdonnement des conversations. Le temps semble alors suspendu aux lèvres de chacun… jusqu’à l’arrivée des premiers bâillements enfantins et des pleurs de fatigue annonçant un retour imminent à la maison.

L’aventure est finie pour aujourd’hui, mais une chose est sûre : désormais, il ne faudra plus s’étonner d’entendre de la bouche des enfants des histoires de dragon dans un parc enchanté.

Un article de Angélina Landes avec la complicité de Stéphane Reynier

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